SÉANCE D'INFORMATION DU 07 MARS 2019 RELATIVE AU PCA DES 4 VENTS - PV DE LA RÉUNION

PCA des 4 VENTS - PHILIPPEVILLE

Procès-verbal de la réunion d’information du 7.03.2019

Présents :

 

  • Monsieur A. DEMARTIN, Bourgmestre
  • Monsieur JM. DELPIRE, Echevin de l’Aménagement du Territoire
  • BEP : - Monsieur F. CIPOLAT, Directeur du département Développement Territorial

        - Madame C. HERMANS, Architecte-Urbaniste

  • Monsieur B. PAQUES, Conseil de la Ville de Philippeville
  • Madame C. TARGEZ, Service Urbanisme de la Ville de Philippeville
  1. Mot d’accueil du Bourgmestre
  1. Présentation et Rappel de la procédure par les représentants du BEP
  1. Intervention du Conseil de la Ville de Philippeville
  1. Questions/réponses
  • Participants 

Le président de la section locale de Philippeville de la FWA s’inquiète pour les agriculteurs qui perdent des terrains et la disparition pure et simple d’une exploitation, et ce, sans concertation préalable.

 Il regrette également qu’il n’y a pas une commission agricole réellement effective.

 A plusieurs reprises, il a souhaité contacter le BEP, sans succès.

  • Autorités – BEP ou Conseil

S’il y a eu changement de propriétaires pour les biens inclus dans le périmètre concerné, c’est uniquement sur base volontaire. Il n’y a aucune expropriation (vente sous seing privé).

Pour ce qui est de l’éventuelle expropriation d’un fermier, cela concerne le site du PCA dit des Baraques qui ne fait pas l’objet de la réunion.

Ce dossier sera soumis à enquête ultérieurement.

Le 22 mars prochain, les autorités communales participeront à une réunion relative au remembrement. Le fermier concerné sera invité pour qu’ensemble, une solution à l’amiable soit trouvée.

  • Participants

Un habitant a fait l’inventaire des commerces de Philippeville. Il en a répertorié 69.  Le projet prévoit 70 cellules. A cela, il faut ajouter les commerces des centres de Couvin, Florennes, Nalinnes, …

Selon lui, ce projet risque de nuire aux commerces existants et d’en faire sombrer plus d’un.

Il est également dubitatif quant à l’argument de la création d’emploi.

Il estime aussi que Philippeville risque de perdre en qualité de vie, que la mort du centre-ville est inéluctable et que le projet va à l’encontre de la tendance actuelle à savoir : favoriser les petits producteurs et les circuits courts.

 Il se pose la question de ce qu’un tel projet pourrait apporter à la ville…

  • Autorités – BEP ou Conseil
  • Le chiffre de 70 cellules est erroné. Il concerne le nombre d’enseignes potentiellement intéressées.

Deux études commerciales ont été imposées. Elles ont évalué notamment les besoins effectifs de la population.

A priori, le pôle de Philippeville est sous représenté pour certaines catégories de commerces.

Au vu de sa situation géographique, le futur centre commercial ne déforcera pas le centre-ville puisqu’il se trouve à moins de 500m de la place d’Armes (situation exceptionnelle en région wallonne).

Un aménagement soigné et attractif doit être créer entre le complexe et le centre-ville.

Actuellement, Philippeville ne peut résister à la force des complexes commerciaux en périphérie.   

Lors de l’élaboration du Plan de Secteur, la répartition des ZAE n’a pas été équitable. L’entité de Philippeville a obtenu nombre de zones de loisirs… en revanche, aucune zone d’activité économique ou commerciale.

Une grande partie de la population font leurs achats hors entité (Couvin, Dinant, Florennes, …).  La création du complexe commercial permettra d’éviter l’évasion commerciale, de résister à l’attractivité des communes périphériques et de ramener du monde au centre-ville.

Les autorités communales seront vigilantes pour qu’il y ait un réel équilibre au niveau des enseignes pour que les commerces du centre-ville ne soient pas pénalisés.

Il est évident que 100% des visiteurs du complexe n’iront pas au centre-ville.

Mais elles sont convaincues qu’un certain pourcentage fera le déplacement et d’autant plus, si une liaison aisée et attractive existe entre les 2.  Ce sera une aubaine pour les petits commerces et leur pérennité sera renforcée.

Actuellement, la région de Philippeville a malheureusement un taux élevé de chômage. La création de commerces et de PME procurera obligatoirement du travail.

Pour rappel, cette procédure concerne un document d’urbanisme qui permet l’affectation au sens large d’un périmètre.

Il ne définit en rien les catégories de commerces qui pourraient être implantés et n’a pas vocation à choisir les enseignes !

Il appartiendra dans le cadre des permis, au fonctionnaire délégué d’analyser les aspects architecturaux (volumétrie, matériaux, …) et au fonctionnaire technique, les aspects environnementaux (gestion de l’eau). Le fonctionnaire des implantations commerciales balisera lui, les types de commerces, en ce compris, pourquoi pas, des commerces favorisant les circuits courts, durables, … (coopérative, …).

Son rôle est notamment d’évaluer si ce qui est proposé est acceptable et compatible avec les commerces existants.

  • Participants

Certains craignent les nombreuses nuisances que pourrait engendrer ce projet, tant au point de vue qualité de vie, circulation (actuellement, certains estiment que la sortie de la N5 au niveau du pont de Beaumont est problématique… la situation deviendra catastrophique, notamment pour ce qui est de la rue de Neuville. En effet, grand nombre de conducteurs sortent au niveau de Neuville et reviennent au centre par la rue de Neuville pour éviter les bouchons !

Un rond-point est prévu au niveau du site, mais un second est indispensable au niveau du pont de Beaumont).

D’autres estiment qu’il s’agit d’une opération financière de qq promoteurs.

Des chemins vicinaux qui traversent le site vont disparaitre. Peut-on prévoir des mesures de compensations ?

  • Autorités – BEP ou Conseil

Toutes les mesures seront prises pour garantir la qualité de vie.

Il y aura lieu également de favoriser la mobilité (notamment la mobilité douce).

Ces aspects seront bien évidemment étudiés dans le cadre du plan de mobilité à l’étude très prochainement.  

Une zone tampon sera créée entre les entreprises, les commerces et les habitations de la rue du Tourniquet (15m).

Un arbre remarquable sera préservé.

L’intégration paysagère sera étudiée avec soin.

Des plantations seront effectuées.

La mobilité douce et l’accessibilité seront favorisées, tant à l’intérieur du site qu’à l’extérieur (vers le centre-ville).

Pourquoi ne pas imaginer un espace de convivialité qui pourrait être le trait d’union entre le site et la ville (esplanade, trottoirs, …) ?

Ouvrir le complexe vers le centre-ville inciterait le visiteur à aller à la fois dans le complexe et les rues de France, Namur, …

Pour ce qui est de la mobilité, l’étude d’incidences précise qu’il n’y aura pas de souci majeur.

 En effet, un rond-point dimensionné par les ingénieurs de la DGO1, et financé à la fois par le public et le privé (50/50) sera créé pour permettre de gérer, fluidifier et de sécurisé le trafic à venir.

Pour info, la Ville souhaitait qu’un second rond-point soit prévu à proximité du pont de Beaumont pour fluidifier la circulation venant de Charleroi et sortant à cet endroit. Malheureusement, ce projet n’est plus à l’ordre du jour de la DGO1.

Pour ce qui est d’une éventuelle opération financière, peu importe tant que l’objectif à savoir de renforcer l’attractivité de Philippeville est atteint.

En ce qui concerne la suppression des chemins vicinaux, ils seront, en quelque sorte, réintégrés dans les voiries à créer.

  • Participants

Certains doutent que la Ville puisse garantir une certaine qualité de vie quand celle-ci n’agit pas pour la pollution due au rejet des égouts à ciel ouvert qui se déversent à proximité du garage Renault, depuis plus de 30 ans !

Peut-on imposer des charges environnementales, une valorisation de l’énergie, des solutions pour éviter le gaspillage, … ?

Selon un intervenant, la Région Wallonne est maintenant opposée à ce type de projet. Pourquoi s’acharner à mettre un œuvre ce pca alors qu’il est prouvé, entre autres par un chercheur de l’université de Liège payé par la Région Wallonne, que cela entraine systématiquement la mort des centres-villes ?

A-t-on envisagé une éventuelle reconversion du site en cas d’échec commercial ?

  • Autorités – BEP ou Conseil

Le problème actuel de pollution sera réglé lors de l’aménagement du site.

Pour rappel le PCA est un outil permettant un cadrage urbanistique.

De nombreuses interrogations des participants ne peuvent trouver réponse dans ce cadre ci.

Les autorités devront être vigilantes dans le cadre des permis à venir, une fois le PCA adopté définitivement.

Le schéma régional de développement commercial suggère que Philippeville se renforce pour résister aux autres centres commerciaux voisins. Les études faites le démontrent également.

Le site est prévu pour être une zone mixte : les commerces peuvent représenter 80% maximum de la superficie du site, le reste devant être affectés au PME.

Seule, la partie longeant la rue de Neuville est dédié à l’habitat.

En cas d’échec commercial, les commerces pourraient naturellement être remplacés par des PME.

Cependant, une nouvelle procédure devrait être entamée pour un changement d’affectation (logements à la place des commerces et des PME).

  • Participants

Si un tel projet devait voir le jour, Philippeville ne pourrait-elle pas être novatrice en matière d’écologie (zéro déchet, autonomie énergétique, nouvelles technologies ?).

Pour garantir le succès de ce projet, il est nécessaire que le complexe se différencie des autres centres commerciaux.

  • Autorités – BEP ou Conseil

Des pistes de réflexion peuvent être envisagées en ce sens.

  • Participants

Qui prendra en charge les frais liés à la création des infrastructures et à leur entretien ? (Voirie, égouttage, pompage, bassin d’orage, …)

  • Autorités – BEP ou Conseil

Les investissements seront pris en charges par les promoteurs.

Ensuite, la plupart des infrastructures seront rétrocédées à la ville.

  • Participants

CBM informatique emploie 25 personnes.

Le responsable souhaite se développer au sein du complexe.

Pourrait-on envisager de donner, d’une quelque manière que ce soit, priorité aux commerces philippevillains ?

La Ville pourrait-elle envisager une aide pour qu’ils deviennent propriétaires ?  

Aura-t-elle une réelle maitrise sur les enseignes ?

Les commerçants présents souhaitent qu’une consultation des commerçants soit organisée.

  • Autorités – BEP ou Conseil

La ville aura effectivement une certaine maitrise des enseignes dans le cadre des différents permis qui seront introduits (PU, P. env et Socio-économique).

Il n’y aura pas de phasage mais le « remplissage » se fera de manière progressive.

  1. Clôture

Les autorités communales rappellent qu’elles comptent aller au bout de la procédure en instruisant le dossier conformément à la législation en vigueur.

Ce projet était inscrit dans le programme électoral des élus.

Ayant été massivement sollicités lors des élections, cela laisse donc supposer que le projet intéresse une grande partie de la population.

17 conseillers sur 21 ont voté l’adoption provisoire du PCA en 12.02.2019).

Il est rappelé que les remarques, observations, propositions, avis, … devront parvenir à la commune au plus tard pour le 26.03.2019 à 10h, ce qui permettra éventuellement d’apporter des amendements au projet.